Quelqu’un m’a dit
1+1=3 !
Je l’ai regardé comme une bête curieuse
Puis je me suis éloignée,
Un peu furieuse.
Tu vas voir, individu !
Si je te dois 3
Et que je te rends 2 !
Haussant les épaules
J’ai continué à regarder
Vitrines et devantures
Qui étaient toutes illuminées.
Voilà qu’à nouveau, j’ai rencontré
Le même, mais cette fois
Sous un faux nom.
Et voilà qu’il m’assure,
Qu’il m’assure le bougre
Qu’il est possible pour un primate
De voler
Décoller, s’envoler, planer !
Cette fois, c' est trop !
Je le soufflette, oui, comme
Au XVIème...
Siècle
et je lui lance mon gant de laine
Puis de mon sac, je sors un feutre et je dégaine.
C’est cela, me dit-il ravi : ECRIS !
Fais couler l’encre plutôt
Que le sang
Tu feras bien rire un turlupin
Au moins !
Puis il s’en va en sautillant
Me laissant là, lasse et flemmasse.
Je continue donc mon chemin trainant savate
Et mal de vivre
Avec un goût de « pas fini » dans le palais.
Mes yeux allaient et venaient, je regardais
Sans voir les passants et les lucioles…
Lorsque par le plus grand des hasards
Je croise deux….deux amoureux !
Ils étaient là devant mon blase
Ils étaient là heureux, rieurs
Et avançaient légèrement
Sans toucher terre assurément !
Leur Amour était là aussi
Les accompagnait sans les quitter
D’une semelle.
Alors je compris
Que 1+1=3
Et que l’on vole
C’est évident !
COMME JE LE REGRETTE CET AMOUR PERDU

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